Le président de la FFDSB, Jacques Allegra, revient sur l’importance de ce congrès national 2026 pour les associations de promotion du don de sang bénévole comme pour les autres acteurs français de la santé et de la transfusion sanguine.
Le 45e congrès national de la FFDSB, qui débute aujourd’hui à Lille et réunit un millier de congressistes, se déroule dans un contexte de profondes mutations du paysage transfusionnel et l’apparition de nouveaux enjeux.
Depuis une dizaine d’années, du fait de nouvelles pratiques médicales, la demande des établissements de santé en concentrés de globules rouges (CGR) connait une baisse sensible. Cette nouvelle donne, associée à des impératifs budgétaires toujours plus contraignants, oblige l’opérateur public qu’est l’EFS à s’interroger sur le modèle d’offres de collectes.
La crise du Covid a démontré l’impérative nécessité de renforcer la souveraineté sanitaire, de l’Europe en général et de la France en particulier, en matière de produits de santé. En 2024, afin de répondre à cet impératif, et sur préconisation de la FFDSB et de l’EFS, l’État a chargé l’opérateur public de la transfusion de mettre en œuvre l’ambition plasma. Celle-ci vise, par paliers successifs, à augmenter massivement la collecte de plasma afin de la porter à 1,4 million de litres en 2028, ce qui représente 50 % des besoins nationaux.
Enfin, les questions de santé deviennent de plus en plus interconnectées et nécessitent un questionnement global.
Acteur majeur de santé, la FFDSB doit s’interroger afin de se doter d’une vision prospective qui permettra à ses 2 650 associations d’aborder l’ensemble de ces mutations avec sérénité.
Le présent congrès a pour ambition d’être un forum d’échanges et de débats desquels se dégageront, pour les prochaines années, les pistes d’actions qui seront déterminantes pour le devenir de notre mouvement.

