FFDSB/ août 14, 2021/ Actualités, En page d'accueil, Nationale/ 0 comments

En 1955 à Caracas, capitale du Venezuela, en Amérique du sud, une femme, Madame Diego accouche d’un nouveau-né atteint de la maladie hémolytique du fœtus et du nouveau-né. Cette maladie grave se caractérise par la destruction ou hémolyse des globules rouges du fœtus puis du nouveau-né, par les anticorps sécrétés par la mère.

Elle est la conséquence de l’absence sur les globules rouges de la maman d’un facteur de groupe sanguin (facteur négatif) et de la présence d’un facteur positif sur les globules rouges de l’enfant et de ceux du père biologique. L’organisme maternel ne supporte pas les globules rouges différents des siens et fabrique des anticorps pour les détruire. Cette situation n’est pas exceptionnelle et peut survenir en particulier avec le groupe sanguin Rhésus, plus rarement avec d’autres groupes.

Pour Madame Diego une énigme se présente

En dehors des globules rouges du bébé et du mari, les anticorps présents dans son sérum n’ont aucune action sur les globules rouges des habitants de Caracas, dont la plupart sont d’origine espagnole.

Le docteur Layrisse, médecin de madame Diego, est intrigué. Son attention se porte sur le visage de certains membres de la famille du mari qui paraissent métis. Ils pourraient ainsi avoir une ascendance indienne. Il décide alors de tester le sérum de madame Diego sur des globules rouges des indiens du Venezuela. C’est pourquoi il se rend sur les hauts plateaux des Andes. Les tribus indiennes y sont le moins métissées d’européens.

Surprise !

Le sérum de madame Diego réagit avec les globules rouges d’au moins 30 % des indiens.

Par la suite, une étude sur les différentes populations du monde permet de retrouver le « facteur Diego ». Cela avec des fréquences variables, sur les globules rouges d’autres indiens d’Amérique du Nord, mais également en Chine, Mongolie, Sibérie.

Conclusions

Il y a 40 à 50 000 ans, des voyageurs d’origine mongole ont franchi le détroit de Behring. Il sépare les continents asiatique et américain. Ces voyageurs longèrent du Nord au Sud les côtes occidentales pour s’établir au Venezuela. Dans les brumes de la préhistoire, ils emportaient avec eux le facteur du groupe sanguin « Diego ».

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